Dernier arrivage! #1

J’inaugure un nouveau type de chronique sur Ma Pal déborde intitulée Dernier arrivage! Je compte poster de temps en temps les dernières acquisitions qui rejoignent ma bibliothèque, les livres que je souhaite mettre en avant. Cela me permet également de faire vivre le blog en dehors de mes chroniques.

La comédie inhumaine – Michel Pagel

En premier lieu, nous avons la nouvelle édition de la Comédie Inhumaine de Michel Pagel publiée par Les Moutons Électriques. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un colis la semaine dernière avec les deux volumes à l’intérieur. Il s’agit de ma contrepartie pour avoir participer au financement du futur de l’éditeur en fin d’année dernière.

Et quelle édition! Deux énormes pavés de respectivement 960 et 912 pages chacun, ça envoie du lourd! Toute de noir vêtue, cette mouture est magnifique, les illustrations de couvertures et intérieures de Meclhior Ascaride sont très belles et donnent le ton.

Afin de renforcer l’aspect sombre de l’ensemble, le bord des pages est également noir ce qui donne une très belle finition à l’ensemble. Et quid du contenu? Nous retrouvons ici compilé l’ensemble des huit romans et nouvelles qui composent l’oeuvre horrifique de Michel Pagel. Une préface de l’auteur d’une vingtaine de pages vient agrémenter l’ensemble. Préface rédigée lors de la précédente édition de 2016 en huits volumes, toujours aux Moutons. Hâte de me plonger dedans.

Extrait de Le diable à quatre:

 “Loin de tomber ou de se tordre de douleur, le cadavre referma une main décharnée sur le manche que venait de lâcher la vieille femme. Arrachant le parapluie de son propre corps, il frappa d’un coup sec et précis. Grosse-Élodie, empalée, sentit qu’on la soulevait du sol. Les yeux rivés à ceux de l’être qui la tenait ainsi à bout de bras, elle voulut parler, hurler, mais ne réussit qu’à vomir un peu de sang. L’instant d’après, elle fut projetée contre la paroi du quai. Son corps flasque s’écrasa avec un bruit mou sur une affiche murale vantant le rayon Mariages d’un grand magasin parisien. Les mains serrées autour du parapluie qui lui perçait le ventre, elle mourut avant de retoucher le sol.

Le Gambit du renard – Yoon Ha Li

Voilà un livre sur lequel je suis tombé totalement par hasard en cherchant un auteur asiatique pour le #DéfiCortex. Il s’agit d’un space opéra militaire paru en 2018 chez Lunes d’encre avant d’être édité en poche chez folio SF. Il s’agit du premier tome de la trilogie Les machineries de l’empire. Un recueil de nouvelles situé dans le même univers est également paru l’an dernier. Le gambit du renard a reçu en 2017 le prix Locus du meilleur premier roman. Il a également été finaliste du prix Nebula et du prix Hugo. Un beau pedigree comme qui dirait.

Le gambit du renard Yoon ha lee
Illustration de couverture: Chris Moore

Quatrième de couverture

Le capitaine Kel Cheris tombe en disgrâce après avoir utilisé des armes non conventionnelles lors de sa dernière affectation. À sa grande surprise, elle est promue général à titre temporaire par le commandement Kel qui lui confie une mission d’une importance vitale pour l’Hexarcat, le système politique des six factions : mater une hérésie en cours dans la Forteresse des Aiguilles Diffuses. Seulement cette promotion est assortie d’une terrible condition : ancrer en elle l’esprit du général Shuos Jedao, ancien traître et fou sanguinaire mort depuis des siècles, mais stratège de génie qui n’a jamais perdu une bataille.
Que cachent les six factions à Kel Cheris? Que sait exactement Jedao et, surtout, qui fut-il réellement?

Rosewater – Tade Thompson

Rosewater Tade Thompson Nouveaux millénaires
Illustration de couverture: Alice Peronnet

Rosewater… Encore un livre que je découvre sur le tard, comme souvent. Repéré sur les étals à sa sortie, il ne m’avait pas trop intéressé de prime abord puis, de fil en aiguille l’année dernière, j’ai voulu me pencher sur la SF africaine. Bien que britannique, Tade Thompson, dont Rosewater est le premier roman, est d’origine nigériane. Publié en 2017, il a remporté le Nommo award récompensant le meilleur roman africain de SF.

Quatrième de couverture

Nigeria, 2066. La ville de Rosewater a poussé comme un champignon autour d’un biodôme extraterrestre mystérieusement apparu quelques années plus tôt et qui, depuis, suscite de nombreuses interrogations parmi la communauté internationale. Les habitants de Rosewater, eux, se fichent bien du comment et du pourquoi, tant que le dôme continue de dispenser ses guérisons miraculeuses lors de son ouverture annuelle. Karoo vit dans cette cour des miracles. Officiellement, il travaille comme agent de répression de la cyberfraude, mais il est aussi un membre du S45, une officine d’État chargée de missions plus ou moins discrètes qui l’a recruté en raison de ses pouvoirs psychiques, sans doute acquis au contact du dôme. Mais aujourd’hui, ses talents font de lui une cible

Les Ferrailleurs du Cosmos – Eric Brown

Illustration de couverture: Philippe Caza

Dernier entrée pour un aujourd’hui avec un livre du Bélial, une maison d’édition que j’apprécie particulièrement. Nous avons ici Les ferrailleurs du Cosmos récupéré dans le cadre de l’OP spéciale confinement l’Opération Bol d’air. Il s’agit d’un fix-up, un corpus de nouvelles formant un tout cohérent. La quatrième de couverture flaire bon l’hommage au space opéra de l’age d’or.

Quatrième de couverture

À BORD DU LOIN DE CHEZ SOI, Ed et Karrie bourlinguent depuis bientôt dix ans. Et pourraient bien bourlinguer dix ans encore, en quête d’épaves aux quatre coins de l’Expansion — carcasses de croiseurs spatiaux et autres navires perdus corps et biens dans les méandres des ceintures d’astéroïdes… Ferrailleur du cosmos, c’est un boulot qui nourrit son spatial, et plutôt bien, pour peu qu’on soit doté du nécessaire : une once de roublardise, une louche de débrouillardise, et un peu plus qu’un grain de folie.

Or l’harmonie qui règne sur le Loin de chez soivole bientôt en éclats après l’arrivée d’Ella, improbable beauté au teint moka et aux jambes d’une magnitude très supérieure à celle de Sirius — en tout cas aux yeux d’Ed. D’autant que la plastique d’Ella pourrait bien cacher un secret aux implications mortelles, et qui a sans doute à voir avec le fait que la jeune femme semble la cible de ☺drones tueurs pour le moins redoutables…

À bientôt.